Belgique : des mesures sont nécessaires pour assainir les finances publiques, parvenir à une croissance plus verte et élargir l’accès au marché du travail

La Belgique est sortie plus vite de la crise financière mondiale que l’ensemble de la zone euro, mais le niveau élevé de la dette publique et la nécessité d’anticiper les coûts liés au vieillissement de la population rendent urgent l’assainissement des finances publiques, selon la dernière Étude économique de l’OCDE consacrée au pays.

 

Renforcer le dynamisme économique en améliorant l’accès au marché du travail,  en particulier pour les jeunes et les immigrés, est aussi une priorité, estiment les auteurs du rapport. Il y aurait lieu dans le même temps de promouvoir une croissance économique plus verte. La fiscalité environnementale est encore relativement faible en Belgique, et la développer permettrait d’améliorer les perspectives de croissance et de relever le niveau de vie.

L’Étude économique, présentée aujourd’hui à Bruxelles par le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, en présence du Premier ministre belge, Yves Leterme, montre que la Belgique a connu une hausse relativement modérée du chômage pendant la crise par rapport aux autres pays de l’OCDE. Cela étant, la dette a augmenté de 12,5 points au total et atteint désormais 97 % du PIB, ce qui fait échec aux projets de préfinancement des dépenses futures.

“L’économie belge a relativement bien surmonté la crise, mais elle se trouve néanmoins à un tournant”, a déclaré M. Gurría. “Il est vrai que la crise a eu un impact modéré, mais elle a rendu encore plus urgent un plan d’assainissement crédible afin de mettre la dette publique sur une trajectoire descendante dans les années à venir et d’assurer la viabilité budgétaire. Sans cela, la Belgique  pourrait continuer de voir augmenter le coût de ses emprunts en raison des craintes sur les marchés financiers.”

L’Étude de l’OCDE passe en revue les conditions d’un plan d’assainissement crédible, compte tenu du Programme de stabilité adopté par le gouvernement pour 2011. Pour assurer la viabilité budgétaire sans compromettre les perspectives de croissance à long terme, la Belgique devrait réduire les dépenses à tous les échelons de l’administration tout en faisant évoluer le système fiscal dans un sens moins générateur de distorsions. Élargir l’assiette, abaisser les taux et réduire le poids relatif des prélèvements sur le travail sont des réformes nécessaires. Tout réaménagement du fédéralisme budgétaire en Belgique devrait en outre viser à assurer un partage viable des charges imposées par l’assainissement des finances publiques, ajoute le rapport.

Un chapitre spécial évoque les problèmes structurels profonds qui caractérisent le marché du travail belge et propose une série de réformes pour accroître l’emploi. Pendant la crise, les dispositifs de réduction du temps de travail, deux fois plus utilisés en Belgique qu’en Allemagne, ont servi d’amortisseur. Mais un recours excessif à cette forme de chômage temporaire ralentit l’ajustement structurel de l’emploi. L’OCDE recommande par ailleurs de réformer le système de fixation des salaires afin qu’il reflète mieux l’évolution de la productivité intérieure, et juge souhaitable que les partenaires sociaux envisagent de supprimer progressivement le système d’indexation des salaires. D’autres mesures sont également préconisées, notamment en vue d’aider les jeunes à conjuguer emploi et études, de mieux intégrer les migrants sur le marché du travail et de limiter l’accès aux programmes de retraite anticipée.

Enfin, la Belgique devrait réduire l’intensité énergétique de son économie dans le cadre d’un effort de plus grande envergure pour parvenir à une croissance plus verte, précise l’Étude. Une taxe carbone bien conçue pourrait aider à réduire les émissions engendrées par les transports et les logements, qui ne sont pas couvertes par le système européen d’échange de quotas d’émission, parallèlement à d’autres mesures telles que taxes sur les carburants, péages routiers et redevances de congestion. La nécessité d’une meilleure coordination des politiques d’environnement entre les différents échelons de l’administration est également soulignée.

Pour en savoir plus sur l’Étude économique de la Belgique, voir : www.oecd.org/eco/etudes/belgique.

Les journalistes qui souhaiteraient obtenir davantage d’informations sont priés de prendre contact avec la  Division des médias de l’OCDE : news.contact@oecd.org, +33 1 45 24 97 00.

source – OCDE

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