8 questions à se poser avant d’investir


Le gouvernement souhaite aider la FSMA (ex CBFA), le gendarme des marchés boursiers, dans sa lutte contre la publicité financière et le lancement de nouveaux produits financiers à risque. On peut s’en réjouir. Mais en attendant, veillez toujours à vous informer suffisamment sur le produit dans lequel vous souhaitez investir…

 En quête d’un nouvel investissement rentable? Ne vous lancez pas à la légère. Quel que soit le produit choisi, voici huit questions à soumettre à votre banquier et auxquelles vous devrez obtenir une réponse claire.

1. Où investir?

Si vous ne savez pas ou ne comprenez pas dans quels outils vous investissez, il est impossible de jauger précisément les risques qu’ils comportent. Ce n’est qu’à la fin de 2008, lors de l’effondrement de l’Américain Lehman Brothers, que de nombreux épargnants belges ont découvert qu’ils avaient investi dans un produit lié étroitement à l’évolution de la banque d’affaires. La plupart ne savaient probablement même pas comment fonctionnait le produit dans lequel ils avaient investi.

2. Quel risque?

Reste à savoir à combien s’élève la perte maximale. Pour une action, c’est 100%. Pour un livret d’épargne, 0%. Ne vous laissez pas flouer par un concept aussi abstrait, en finances, que la «sécurité». Les obligations perpétuelles, émises par de nombreuses ins-titutions financières, ont été décrites comme des investissements sûrs. Pourtant, la crise financière a affecté ces produits: les cours ont cédé 70% et l’incertitude a régné longtemps au sujet du versement du coupon.

3. Mon capital est-il protégé?

De nombreux fonds d’actions ou obligations structurées offrent une protection du capital. L’investisseur est donc assuré qu’il récupérera sa mise de départ ou au moins une partie, même si le rendement est négatif. Attention: la protection porte sur la mise de départ hors frais d’entrée. La protection de capital n’est par ailleurs pas une garantie réelle. De même, les obligations structurées de Lehman Brothers offraient une protection de capital à hauteur de 100%. Mais avec la faillite de la banque américaine, cette protection est devenue toute théorique…

4. Quel est le rendement?

Restez vigilant : lorsqu’un secteur présente un potentiel de croissance, la probabilité est élevée que ce potentiel se reflète déjà dans les cours. Ne vous laissez pas induire en erreur par les rendements totaux. Pour l’investisseur, seul le rendement annuel compte. Un produit qui promet un rendement total de 50%, c’est tentant sur 10 ans, mais en fin de compte, le rendement réel est inférieur à 5% par an. Ne perdez pas de vue les distributions de dividendes ou de coupons. S’ils sont réinvestis dans le produit dans l’intervalle, ils peuvent créer un levier.

5. Quels sont les frais?

Tenez compte des frais de transaction, des commissions, des frais d’entrée, des frais de gestion ou administratifs, et estimez ce qu’ils représentent par rapport au rendement théorique. Considérez aussi les frais de sortie. Evidemment, ils ne doivent pas être déboursés à l’entrée mais il vaut mieux savoir au préalable quelles seraient les conséquences si vous étiez contraint de sortir du produit. Beaucoup de fonds de placement à protection de capital sont associés à des frais de sortie qui écrèment le rendement accumulé.

6. Quand l’argent sera-t-il disponible?

Vous avez l’intention de construire une maison dans l’année, voire dans deux ans? Vous pourriez regretter que votre épargne soit bloquée pendant cinq ans sur un compte à terme. Informez-vous au préalable de la possibilité – ou non – de récupérer le capital anticipativement et à quelles conditions. La plupart du temps vous devez au moins payer des frais de sortie et ils sont parfois très élevés.

7. Quid de la fiscalité?

Le revenu d’intérêts d’un livret d’épargne est exonéré de précompte mobilier jusqu’à 1.730 euros. Sur le revenu d’un compte à terme, il faut considérer un précompte mobilier de 15%. Pour les produits d’assurance, comme les produits de branche 21 et de branche 23, vous devrez vous acquitter d’une taxe d’assurance. Le régime fiscal doit également être pris en considération lors du calcul du rendement.

Informez-vous des possibilités de tirer profit d’un régime fiscalement avantageux. Sur le paiement des dividendes, vous devrez vous acquitter de 25% de précompte mobilier. Ceux qui investissent en actions belges peuvent cependant limiter ce précompte mobilier à 15% en achetant le strip associé.

8. L’investissement correspond-il à mon profil?

L’investissement doit correspondre à votre profil de risque sans déséquilibrer votre portefeuille d’investissement total. Même si l’investissement individuel semble intéressant, ne perdez jamais de vue son impact sur le total des postes. Cela signifie également que, lors de l’achat d’un nouveau produit, mieux vaut peut-être vous délester d’une autre ligne pour conserver un portefeuille diversifié.

source : mon argent

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